« Des recettes authentiques pour des moments inoubliables.» Françoise de Bortoli. Continuons à explorer et savourer, pour faire de chaque plat une source d’émotions. Et maintenant... on passe à table ! »

carnaval

Gnocchi Sucré-Salé du Carnaval

Le 01/10/2026

Gnocchi col boti ou gnocchis du carnaval

Le Secret Sucré-Salé du Carnaval

"Voici le joyau de la Sérénissime, celui que l'on déguste à Venise lors du Venerdì Gnocolar. Bien loin de la tomate, cette recette joue sur la subtilité des épices et la douceur des raisins secs macérés. C’est un plat d’une élégance rare, où chaque gnocchi est une petite pépite dorée qui raconte l'histoire des navires marchands revenant d'Orient chargés de trésors."

Maman et les Raisins d'Orient

« Je me souviens que maman sortait toujours un petit bol de raisins secs quand elle préparait cette version. Enfant, je la regardais les faire gonfler dans un peu de vin doux. Elle me disait : "À Venise, on aime quand la vie est douce et un peu surprenante".  Pendant que je m'appliquais à tracer les rayures à la fourchette pour l'aider, elle faisait chanter le beurre avec la sauge et ces petits raisins. Pour moi, c’était le goût de la fête, un secret vénitien que nous partagions dans la chaleur de la cuisine, loin des canaux embrumés. »

Dans Vérone
Pandoro de verone

Le Pandoro de Vérone : La recette de famille

Le 26/04/2026

Pandoro de veroneLe Pandoro est le roi des tables de fêtes en Italie du Nord.

Né à Vérone au XIXe siècle, son nom vient de "Pan d'oro" (Pain d'or), en hommage à sa couleur jaune intense donnée par les œufs et le beurre. Contrairement au Panettone, il ne contient ni fruits confits ni raisins, ce qui en fait la brioche préférée des petits et des grands pour son extrême douceur.

« Je devais avoir 5 ou 6 ans. Je me souviens de cet hiver à Venise, où le silence de la lagune semblait entrer jusque dans la cuisine. Pour ma grand-mère, Noël restait sacré : c'était le moment de faire revivre les traditions . Sur la table en bois, le Pandoro trônait, majestueux. Ma grand-mère me confiait alors la mission la plus importante :         

le sucre glace. Elle glissait la brioche dans un grand sac, y versait la "neige" sucrée, et je secouais le sac avec une ferveur d'enfant, comme pour réveiller la joie dans la maison. Lorsqu'elle sortait le Pandoro, tout blanc, elle le découpait en tranches pour former ces étoiles qu'elle empilait en sapin. En déposant la crème au mascarpone sur les pointes, elle me disait souvent que chaque bouchée était un hommage à notre histoire.  Pour moi, plus tard, ce gâteau était plus qu'un simple dessert ; c'était le goût de la famille, un lien sucré et doré qui nous unissait tous, malgré le temps qui passe. »