
"S'il est une icône visuelle qui fait briller les yeux de tous les enfants et grands gourmands de Suisse romande, c'est bien le Carac. Cette tartelette unique bouscule les codes de la pâtisserie traditionnelle avec son design inimitable : une pâte sablée croustillante qui dissimule une ganache au chocolat noir d'une onctuosité absolue, le tout scellé par un glaçage fondant de couleur vert pomme flashy. Couronné d'un pastille de chocolat noir en son centre, le Carac offre un équilibre parfait entre l'amertume du cacao intense et la douceur sucrée de son chapeau coloré."
L'Anecdote de mon enfance à Genève avec ma tante Antoinette et mon cousin Cornelio
« Étant née à Genève au sein d’une famille aux racines incroyables — un papa corse au caractère bien trempé et une maman entourée d'oncles et de tantes venus de Venise et de Trévise —, mes souvenirs gourmands sont un carrefour de cultures indissociables des confiseries de la place du Bourg-de-Four. Pour moi, le Carac a toujours eu un goût de récréation, de famille et de complicité. Même si mes parents ont ensuite choisi de s'installer en France voisine, tout mon clan maternel et mes cousins sont restés ancrés au bout du lac. L'autre dimanche, ma tante Antoinette et mon cousin Cornelio, lui aussi né à Genève, sont venus me rendre visite. Chez nous, le goût des bonnes choses est une affaire sacrée. Cornelio, qui adore me taquiner sur notre double culture helvético-italienne, m'a lancée en passant la porte : "Alors, la Genevoise, qu'est-ce que tu nous as préparé de bon aujourd'hui ? Ne me dis pas qu'on va encore manger des filets de perche !". Sous le regard complice de ma tante Antoinette, je leur ai servi ces caracs faits maison avec leur glaçage vert pomme bien brillant, identique à ceux de notre enfance. En mordant dedans, le craquement net du biscuit vénitien suivi du fondant de la ganache a instantanément fait capituler Cornelio. Il a levé les yeux, totalement conquis, avant de m'avouer : "D'accord... Pour le coup, ton accent genevois a du génie !" »